L’inflation en Iran atteint un pic historique en février 2026
Par Léo Piquemal
il y a 4 mois
- Inflation point à point à 68,1 % selon le Centre Statistique d'Iran, record historique.
- Hausse mensuelle du CPI de 9,4 %, la plus forte depuis 2022.
- Impacts : Hausses des prix alimentaires doublés en un an, appauvrissement des ménages.
Dans le grand orchestre économique iranien, les notes stridentes de l'inflation résonnent comme un crescendo infernal, atteignant en février 2026 un pic que même les plus cyniques des économistes n'auraient osé prédire. Point à point, 68,1 % selon le Centre Statistique d'Iran (SCI), et 47,5 % en annuel – des chiffres froids qui masquent la chaleur brûlante des files d'attente devant les boulangeries de Téhéran. Comme un piano mal accordé, l'économie joue une partition chaotique : sanctions américaines persistantes, chute du rial, et une gestion gouvernementale qui frise la satire absurde. Les familles, autrefois middle-class, voient leurs assiettes se vider ; le prix du lait a doublé en un mois, la viande rouge bondit de 70 %. C'est l'ironie cruelle : un pays riche en pétrole où le pain devient luxe.
Comparons les traitements : Le BBC, depuis Londres, met l'accent sur les luttes quotidiennes, citant des enseignants comme Amir qui voient l'inflation "devenir mensuelle". L'AP, aux États-Unis, lie cela à la menace d'attaque US, notant une inflation surpassant 46 % annuellement, avec le rial à un bas historique. Trend.az, en Azerbaïdjan voisin, rapporte factuellement une hausse significative des dépenses ménagères sans biais apparent. IranWire, média indépendant, critique le régime pour son "chirurgie économique" ratée sous Raisi, soulignant des hausses records depuis 2022. Al Jazeera, au Qatar, contextualise avec les sanctions et les canaux opaques de vente de pétrole, notant des milliards non recouvrés – un potentiel conflit d'intérêts pour les "trustees" opaques du gouvernement. Aucune source ne montre de conflits d'intérêts évidents, mais les médias occidentaux et d'opposition (IranWire, IranIntl) amplifient les critiques au régime, tandis que les officiels iraniens pourraient minimiser.
Et les humains dans tout ça ? Imaginez une mère à Karaj calculant si elle peut encore acheter du fromage pour ses enfants, ou un retraité à Ispahan voyant sa pension fondre comme neige au soleil. Ces dynamiques financières, ces grands mouvements de devises et de sanctions, ne sont pas abstraits ; ils brisent des vies, forcent des migrations, alimentent des protestations. Comme dans une satire swiftienne, les riches trustees du pétrole s'enrichissent pendant que le peuple grignote des illusions de stabilité. Selon une source non vérifiée d'IranIntl, la durée de cette surge dépasse les records passés, avec une croissance faible sous sanctions continues.
Pourtant, une distance analytique s'impose : ancien économiste las des bilans sans âme, je vois ici l'échec d'un système isolé, où les nuances émotionnelles – peur, résignation, colère – rythment le quotidien bien plus que les rapports du FMI.
FAQ
- Quelle est la cause principale de cette inflation ?
- Sanctions US, chute du rial, et mauvaise gestion interne, selon multiples sources.
- Comment cela affecte-t-il les Iraniens ordinaires ?
- Hausse des prix alimentaires doublés, appauvrissement, files d'attente pour biens essentiels.
- Y a-t-il des signes de résolution ?
- Pas immédiats ; négociations nucléaires en cours mais incertaines.
- IranWire : Inflation in February 2026 Sets New Historic Peak
- BBC : How Iran's struggling economy is changing how families live
- AP via KSAT : Soaring cost of food and other staples squeezes Iranians
- Trend.az : Iran grapples with steep inflation Increase
- Al Jazeera : Iran banks big on murky oil 'trustees'